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general15 septembre 20267 min de lecture

Par Yann Delepine, fondateur de Kumul

Du nucléaire à Kumul : pourquoi j’ai créé mon application

Yann Delepine, fondateur de Kumul

Je m’appelle Yann Delepine, j’ai passé près de huit ans dans l’industrie nucléaire, chez ADF, Engie puis Framatome, en France et à l’étranger, tout en menant plusieurs activités d’indépendant à Marseille. Partout, j’ai vu la même chose : des personnes pleines d’envies, qui n’arrivaient pas à les vivre, et beaucoup de temps perdu seul devant un écran. En 2026, à Paris, j’ai créé Kumul, une application où tu vois les activités autour de toi, tu les rejoins et tu crées les tiennes, pour vivre tes passions et atteindre tes objectifs.


D’où je viens, avant Kumul ?

Pas d’une école de commerce, ni d’une école d’ingénieurs en informatique. Mon parcours est plutôt une suite de terrains différents, et je crois que c’est lui qui m’a amené là.

Période Ce que je faisais
2012 - 2018 Bac STI2D puis BTS CRCI, lycée Jean Perrin Marseille
2014 - 2019 Jobs étudiants : livreur, caissier Marseille
2015 - 2017 Entraîneur de handball au SMUC Marseille
2018 - 2019 Formation en maintenance (3e année) à l’IRUP, en alternance dans le nucléaire chez ADF Saint-Étienne
2018 - 2024 Location de bateaux, en indépendant Marseille
Depuis 2019 Marchand de biens, en indépendant Béziers
2019 - 2022 Industrie nucléaire, Engie À l’international
2022 - 2024 DJ, en indépendant Marseille
2022 - 2026 Industrie nucléaire, Framatome France
Depuis 2026 Fondateur et PDG de Kumul Paris

Le parcours complet est aussi sur ma page histoire.

Qu’est-ce que le nucléaire m’a appris pour entreprendre ?

Beaucoup plus qu’on ne l’imagine. Dans le nucléaire, on ne laisse rien au hasard, et c’est exactement ce que j’applique à Kumul :

  • La rigueur et la fiabilité : une installation doit marcher à chaque fois. Une application aussi, sinon personne ne revient.
  • La redondance : on prévoit toujours un plan B. Quand quelque chose casse, il faut déjà savoir comment continuer.
  • Le travail en équipe et la communication : sur un chantier, chacun compte sur les autres, et une information mal passée coûte cher.
  • S’adapter : d’un site à l’autre, d’un pays à l’autre, rien ne se passe jamais exactement comme prévu.
  • Penser en chef d’entreprise : prendre des responsabilités, tenir des délais, rendre des comptes.
  • Le travail, tout simplement. Beaucoup, et tous les jours.

Ce que je peux dire sans hésiter : en travaillant chaque jour, en France comme à l’étranger, j’ai observé la même réalité. Des gens avec des passions, des projets, parfois des rêves précis. Et peu de passages à l’acte.

Qu’est-ce qui m’a donné envie de créer Kumul ?

Le constat, je l’ai vu autour de moi, et moi le premier, parfois. On ne délaisse pas sa vie d’un coup. On la reporte, un soir de scroll après l’autre. On passe des heures à regarder les comptes des autres, pendant que le sport qu’on aimait s’arrête et que le projet qu’on voulait lancer reste dans un coin.

Le déclic, c’est d’avoir vu ce problème autour de moi, puis de m’apercevoir qu’il n’était pas propre à mon entourage. Il était partout : chez les étudiants, chez les salariés, chez des amis, en France comme à l’étranger. Quand un problème revient partout où tu regardes, tu arrêtes de te dire que quelqu’un va bien finir par le régler.

Je ne crois pas que les gens manquent de monde autour d’eux. Il leur manque des occasions simples de se retrouver pour faire ce qu’ils aiment. Tu veux courir un marathon ? Il te faut trois personnes pour t’entraîner le mardi soir. Tu veux réviser sérieusement ? Il te faut une table et deux personnes de ta promo. C’est ça que j’ai voulu rendre facile.

Est-ce que mes années d’entraîneur et d’indépendant ont compté ?

Oui, et c’est peut-être là que Kumul a vraiment commencé.

Entraîneur de handball, j’ai appris trois choses que je retrouve chaque jour :

  • Le collectif motive. Seul, on lâche vite. En groupe, on vient parce que les autres comptent sur nous.
  • Faire venir les gens, puis les garder. Le plus dur n’est pas le premier entraînement, c’est de donner envie de revenir au suivant.
  • Le sport crée des liens. Des amitiés naissent sur le terrain, bien plus facilement qu’autour d’un écran.

Indépendant (location de bateaux, DJ, marchand de biens), j’ai appris le reste :

  • Se lancer sans filet : personne ne t’apporte tes clients, il faut aller les chercher.
  • Rassembler les gens : une sortie en bateau ou une soirée, c’est créer un moment où des personnes se retrouvent. Kumul, c’est la même idée, pour tout le monde.
  • Gérer un projet de A à Z : les chiffres, la négociation, l’organisation, et assumer quand ça ne marche pas.

Comment j’ai construit Kumul sans être développeur ?

Je n’avais pas un parcours de développeur. J’ai appris.

Aujourd’hui, l’application Kumul, le site et la version mobile qui part sur les stores, c’est moi qui les ai construits, avec l’IA comme copilote. Pas une agence. J’ai galéré, et je galère encore certains jours. Mais ça me donne un avantage : quand quelqu’un teste Kumul et me dit « ça, ça ne sert à rien », je peux corriger vite.

Ce que j’ai fait, dans l’ordre, pour ne pas construire dans le vide :

  • Des interviews et des tests avec de futurs utilisateurs, sans l’application, avec l’application, puis avec un professeur.
  • Quatre ateliers avec une consultante, qui m’ont aidé à resserrer le projet et à parler plus simplement.
  • Des noms successifs : l’application s’est appelée NEW LIFE!, puis NV, puis UNIT, avant de devenir Kumul. Mieux valait changer tôt que tard.
  • Une question que je me pose avant chaque fonctionnalité : est-ce que ça aide quelqu’un à sortir faire une activité, oui ou non ? Si non, ça ne rentre pas.

Le meilleur exemple : les likes et les scores. Toutes les applications en ont, et c’est ce qui retient les gens sur leur écran. Je les ai refusés. Sur Kumul, on ne compte pas qui est populaire, on regarde ce que les gens font vraiment ensemble.

Pourquoi j’ai choisi de monter à Paris ?

On m’avait conseillé de lancer à Marseille, près de chez moi, là où je pouvais être présent tous les jours. Le conseil était bon. J’ai tranché autrement : ma vie et mon énergie basculaient déjà vers Paris, et un fondateur à moitié présent ne vaut rien. Kumul est donc né à Paris en 2026, et on démarre dans les écoles.

Que fait Kumul, concrètement ?

Tu ouvres l’application, tu vois les activités autour de toi. Un créneau d’escalade demain, une session de révisions, un foot à cinq qui cherche deux joueurs. Tu participes en un geste. Et si ce que tu cherches n’existe pas, tu le proposes, et les autres te rejoignent.

  • Trois catégories : Sport, Études / Projet pro, et Culture.
  • Pas de likes, pas de score : on compte ce que tu fais en dehors de l’application, pas le temps que tu y passes.
  • Des confiances plutôt que des abonnés : les personnes avec qui tu fais vraiment des choses.
  • Gratuit pour les étudiants.

Tout ce qu’il faut savoir sur le projet tient sur la page à propos. Et si tu te demandes en quoi c’est différent d’un réseau social de plus, je l’ai détaillé dans notre comparatif des alternatives aux réseaux sociaux.

Où j’en suis aujourd’hui ?

Au début. Je construis Kumul à ciel ouvert, brique par brique, avec les avancées et les murs dans lesquels je me prends. Mon rêve, tout au fond, est grand : que le temps passé sur un écran serve enfin à vivre ses passions et à atteindre ses objectifs. Mais ce qui m’occupe chaque jour est beaucoup plus simple : qu’une personne trouve, cette semaine, quelqu’un avec qui faire ce qu’elle repousse depuis des mois.

Si ce parcours te parle, crée ton compte et regarde ce qui se passe autour de toi. Et si tu construis toi aussi quelque chose, écris-moi !

Questions fréquentes

Kumul a été créé en 2026 à Paris par Yann Delepine. Avant, il a travaillé près de huit ans dans l’industrie nucléaire, chez ADF, Engie et Framatome, tout en menant plusieurs activités d’indépendant à Marseille et à Béziers.

Parce que le téléphone est déjà l’endroit où l’on cherche quoi faire. Kumul s’en sert comme d’une porte : on y voit les activités autour de soi, on les rejoint, puis on referme l’application pour aller les vivre. Pas de likes, pas de score.

Oui. Je n’ai pas un parcours de développeur, et j’ai construit l’application Kumul, son site et sa version mobile moi-même, avec l’IA comme copilote. Ça demande du temps et beaucoup de corrections, mais c’est devenu possible.

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